Google+ et Facebook : Souriez, vous êtes référencés

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« La protection de la vie privée n’est plus la norme », déclarait en 2010 le fondateur de Facebook. Si la levée de boucliers avait été immédiate, il semblerait que la grogne de l’opinion publique soit toujours loin d’effrayer les géants du web : Sous couvert d’innovation, Google+ et Facebook ont ouvert l’année avec des fonctionnalités espionnes : « Search plus your world » et « Open Graph » pour vous/les servir…

Google+ a ainsi officiellement lancé « Search plus your world » le 10 janvier dernier aux Etats-Unis. Une fonctionnalité qui inclut les données sociales des internautes dans les résultats aux requêtes effectuées par tout un chacun sur le moteur de Google.

Après Facebook qui s’était octroyé le droit de communiquer nos données personnelles à ses clients publicitaires sans trop nous prévenir, Google+ s’empare de ce juteux marché, toujours aux dépens des utilisateurs. Certes il est de la responsabilité de chacun de protéger sa vie privée et de choisir ce qu’il en diffuse. Mais chaque membre de Google+ se doutait-il que la moindre de ses activités pourraient faire office de résultat à une recherche aussi vaste que « awsome things » ? C’est pourtant ce que permet la fonctionnalité « Search plus your world » :

Et malgré la polémique, la « recherche sociale » de Google devrait arriver prochainement en France.

Facebook a de son côté tapé fort quelques jours plus tard, via sa conférence de presse du 18  janvier : Faisant fi des protestations provoquées par son annonce en septembre dernier,  Mark Zuckerberg a confirmé la mise en place des nouveaux protocoles Open Graph, détaillés par Clubic dans un article du 19 janvier. Désormais, le partage de données ne se limite pas à une publication volontaire. Il peut se faire à votre insu, relayant automatiquement sur le réseau social l’activité de ses membres sur d’autres sites. Plus clairement : Si vous lisez un article ou suivez un produit sur e-bay dans le but de faire un cadeau surprise, cela pourra être notifié sur votre mur Facebook. Ne vous étonnez pas si votre surprise échoue ou si vos passions intimes sont révélées à tous vos contacts…

Comme à chaque fois, « la case publication automatique »  est par défaut cochée. L’ accès à vos données personnelles est donc ouvert, tant que vous n’aurez pas eu l’idée d’aller chercher ce que Facebook a encore bien pu mettre en place dans la série « entraves à confidentialité ».

En acceptant les conditions générales des réseaux sociaux lors de notre inscription, nous avons pactisé avec des requins de la visibilité. Et si,  à chaque menace de la protection des données individuelles, les internautes instauraient une grève de connexion aux réseaux sociaux ? Un scenario utopiste, ce que savent bien Google autant que Facebook. Reste à militer et à se protéger, tant bien que mal.

Alors, si ce n’est pas encore fait, ajustez vos paramètres de confidentialité.

Sources :

Article d’Emilie Kovacs publié le 17.01.12 sur e-marketing.fr

Article du 18.01.12 sur La Tribune de Genève

Clubic dans un article du 19 janvier